Un autre élément interpelle la Cour, à savoir la question de la grossesse de la prévenue. En effet, lors de son audition par-devant le tribunal des mesures de contrainte, le prévenu a tenté de justifier son geste en déclarant : « ma femme est enceinte et je ne peux pas accepter que l’on touche à elle. (…) Elle est enceinte d’environ un mois et demi » (D. 29 ; voir aussi D. 174 lignes 28 à 30). Premièrement, une telle consommation consciente d’alcool par la prévenue en connaissance d’une grossesse est étonnante et, deuxièmement, les dates ne correspondent pas avec la naissance de leur enfant commun (28 juin 2016 ;