Or, les quatre auditions des deux prévenus du 9 mai 2015 ont été menées sans la présence d’un défenseur d’office, alors que la gravité des faits avait été reconnue d’emblée par les policiers, puisqu’ils ont entendu les prévenus pour « tentative de lésions corporelles graves » (D. 162 lignes 1-2), respectivement pour lésions corporelles graves, agression et éventuellement tentative de meurtre (D. 179 lignes 6-7). Par ailleurs, lors des auditions d’arrestation du même jour menées par la Procureure de piquet, cette dernière a informé les prévenus qu’il s’agissait d’un cas de défense obligatoire, mais ne l’a nullement mise en œuvre.