Il s’agit ici manifestement d’une infraction à la LStup séparée du trafic réalisé dès le 15 septembre 2015, puisque le prévenu a été arrêté en mars 2013 et est resté en détention puis en exécution de peine privative de liberté jusqu’en juillet 2015. Pour des raisons évidentes, il y a lieu de partir du principe que le prévenu a cessé de vendre des stupéfiants durant cette période, laquelle est suffisamment importante pour que la reprise du trafic en 2015 soit à imputer à une intention nouvelle et ait probablement eu lieu avec de nouveaux fournisseurs et une clientèle (partiellement) différente.