En effet, aucune volonté d’accabler inutilement le prévenu ou de vengeance à son endroit ne saurait être décelée. Ici, c’est bien plus la peur du prévenu et la volonté de protéger le père de sa fille cadette qui ont conduit D.________ à faire des déclarations mensongères en début de procédure, puis très partielles pour enfin arriver à des déclarations plus circonstanciées (à titre d’exemple, ce n’est que lors de sa cinquième audition qu’elle finit par reconnaître que « la personne de passage » évoquée maintes fois en relation avec I.________ n’existe pas et qu’il s’agit en fait du prévenu, D. 405 l. 393).