Il est frappant de constater que le prévenu, notamment lors de son audition en audience des débats de première instance, ne connaissait pas l’âge exact de sa fille, laissant son défenseur corriger ses déclarations (D. 1139 l. 25-34). A aucun moment, le prévenu n’a manifesté l’ennui de sa fille alors qu’il a demandé à ce que son épouse vienne le voir en prison, tout comme il l’a également fait avec son psychologue, indiquant qu’il avait besoin de lui (D. 398 l. 259 et 262). Au vu de ces éléments, il paraît très douteux que le prévenu entretienne des liens affectifs intenses avec son enfant en bas âge.