En l’occurrence, l’octroi du sursis partiel pourrait entrer en ligne de compte pour la peine privative de liberté, sur le strict plan de sa quotité. Toutefois, il est manifeste que le pronostic est défavorable concernant le prévenu qui, une fois sa peine privative de liberté exécutée, se trouvera manifestement sans emploi, désoeuvré et prompt à retomber à brève échéance dans ses travers vu ses nombreux antécédents pénaux (dix condamnations pour quasiment à chaque reprise plusieurs infractions). Il apparaît également manifeste que la prise de conscience alléguée lors de l’audience des débats a été faite pour les besoins de la cause.