6B_574/2010 du 31 janvier 2011 consid. 2.3). 42.1 En l’espèce, le prévenu a passé au total 299 jours en détention, confronté notamment à des préventions de viol. Il doit toutefois être tenu compte du fait que le prévenu était avant sa détention pensionnaire d’un centre pour requérants d’asile et n’exerçait pas d’activité lucrative. Son cercle social se limitait à son épouse, son fils et quelques collègues du centre. En ce sens, son incarcération n’a pas eu d’effet massif sur sa vie sociale. En outre, les 190 premiers jours de détention n’étaient pas excessifs et ne doivent ainsi pas être indemnisés.