S’agissant du recrutement en lui-même au Portugal, le prévenu a agi, in dubio, par dol éventuel. Comme exposé précédemment (chiffres 11.6 et 11.13), on ne peut affirmer que le prévenu avait prospecté au Portugal en cherchant spécifiquement une victime avec le profil de la partie plaignante (soit très fragilisée socialement, financièrement et psychiquement) et qu’il avait ensuite recruté cette dernière parce qu’elle remplissait les critères de celui-ci afin de l‘assujettir à la traite d’êtres humains, mais on peut retenir qu’il avait sans conteste flairé la bonne affaire.