Il est à escompter qu’au moment de retracer les faits au médecin, le 14 août 2015, la partie plaignante avait encore cet épisode bien présent en mémoire. Quoiqu’il en soit, on constate une grande concordance avec les déclarations ultérieures, soit un rapport non protégé selon la notice du 2 septembre 2015 remise par la partie plaignante qu’elle a rédigée avec sa personne de référence auprès de Solidarité femme (D. 1397). En effet, selon ce récit écrit, elle a été violée deux fois, la première fois avec préservatif, sodomie et fellation, puis au début du mois d’août, sans préservatif et sans sodomie mais avec fellation.