Il importe peu que la prévenue n’ait pas été l’organisatrice de la traite et que l’on ne puisse pas établir si et à quel point elle a eu connaissance du recrutement de la partie plaignante avant l’arrivée de celle-ci en Suisse. En outre, son engagement sur le terrain a été très marqué, tout particulièrement avant son déménagement à Cornaux, mais pas seulement : elle a fonctionné comme cuisinière, a surveillé très régulièrement la partie plaignante (en particulier au moyen des caméras, D. 601 lignes 367-371, D. 626 ligne 463), qui la considérait comme sa cheffe (D. 596 ligne 197 ;