Elle place sans hésiter les participants à la reconstitution et est visiblement « en connexion avec ses souvenirs ». Sa gestuelle est bien plus précise que ses explications orales. Il est manifeste que la reconstitution lui pèse beaucoup. Elle dit que le robinet a été changé, ce qui démontre que sa capacité à se remémorer les faits est au moins partiellement conservée. S’agissant de l’erreur commise par la partie plaignante sur l’absence de tatouage dans le dos du prévenu, à l’instar des premiers juges, on relèvera qu’elle a d’emblée dit qu’elle n’était pas sûre. En outre, elle a fait état que ce tatouage était sans couleur particulière.