Cette manière de procéder permet sans autre de conclure à une manœuvre dilatoire pour tenter de semer le doute et retarder la procédure qui a duré au final plus de quatre ans. Si le prévenu avait réellement prêté sa voiture le jour des faits à l’une de ses connaissances proches, il aurait de toute évidence invoqué ces circonstances lors de son premier interrogatoire auprès de la police le 23 février 2015, ou au plus tard lors de son audition par le Procureur.