Il est en effet manifeste que, le prévenu mis à part, aucune des personnes interrogées dans la présente procédure ne pouvait se trouver au volant du véhicule concerné au moment de l’infraction. Il est également intéressant de relever que le prévenu a attendu plus de deux ans avant de citer par l’intermédiaire de son avocat les noms de quelques amis ou anciens subordonnés ayant utilisé son véhicule (D. 263). Cette manière de procéder permet sans autre de conclure à une manœuvre dilatoire pour tenter de semer le doute et retarder la procédure qui a duré au final plus de quatre ans.