Pour établir l’intention homicide, la première instance s’est largement basée sur l’expertise psychiatrique et sur l’histoire de vie de A.________ (D. 795-796). Aux yeux de la Cour, cette manière de faire est problématique pour plusieurs raisons : - Premièrement, la 2e Chambre pénale a déjà eu l’occasion de préciser qu’une expertise psychiatrique doit, pour être utile au juge, se baser sur la prémisse que les faits mis en accusation sont établis. Mais il ne s’agit là que d’une prémisse pour le travail de l’expert qui n’enlève rien à l’obligation du tribunal d’établir les faits.