La Procureure estime, quant à elle, que l’effet de la diminution de responsabilité pénale sur la peine a été trop conséquent en première instance. Il y a, en effet, lieu de retenir que le prévenu était certes relativement incohérent au moment de l’intervention policière mais qu’il garde un bon souvenir des faits et est resté logique avant, pendant et après les faits. Le prévenu sait qui il a blessé et comment, preuve qu’il n’était pas dans un état d’amnésie engendrant une grande diminution de la responsabilité. Ses hésitations sont ainsi plus dues à une technique de défense qu’à une amnésie alcoolique.