Si les lésions subies par la victime ont finalement été relativement faibles, ce n’est pas tant parce que le prévenu a mesuré ses coups ou parce qu’il aurait renoncé sans contrainte extérieure à en donner d’autres, mais en raison de l’intervention d’un tiers qui a dû lui planter un couteau dans la jambe pour le faire cesser. Celui qui se comporte comme le prévenu en l’espèce, lequel dispose au surplus de connaissances médicales poussées, accepte sans conteste le résultat susceptible de survenir, même s’il ne le veut pas absolument.