Comme relevé plus haut, les déclarations des prévenus, même si elles sont relativement crédibles, manquent de précision et se basent davantage sur des estimations grossières que sur une comptabilité aussi sommaire soit-elle. Durant toute la période de production de cannabis, le prévenu réalisait de manière légale un revenu relativement confortable, même si ce dernier était systématiquement grevé par des saisies de salaire. A ce propos, il convient de relever que l’Office des poursuites, pour fixer la part saisissable, ne disposait que de données en partie incomplètes, ce qui laissait une marge de manœuvre non négligeable au prévenu.