Cet argument est en soi absolument pertinent comme c’est souvent le cas en matière de trafic de drogue : les trafiquants ne tiennent pas de comptabilité, ni de liste de leurs clients, de sorte qu’une partie des transactions reste très fréquemment dans l’ombre. Il est toutefois nécessaire de remettre cet argument dans son contexte et de l’examiner en fonction des éléments au dossier. 11.4 Dans l’affaire en cause, et même si de nombreuses ventes ont pu être approximativement reconstituées, les éléments de preuve concrets qui permettraient de retenir des quantités supérieures manquent.