Il vit en Suisse depuis 20 ans et est toujours au bénéfice d’un permis B et non d’un permis C. En l’absence de vraies attaches en Suisse, il pourrait très bien se réinsérer dans son pays d’origine, sa famille y vivant. En outre, un refoulement, par exemple en Italie, ne le priverait pas d’exercer son droit de visite sur son fils, celui-ci ayant d’ailleurs des liens étroits avec l’Italie. Enfin, le prévenu a été témoin du discours politique et du changement législatif qui a eu lieu en Suisse en relation avec l’expulsion des étrangers auteurs d’infractions. La modification de la loi ne devait donc pas être une surprise pour lui.