9.2 D’après la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après : Cour EDH), le droit de se taire interdit au juge de fonder une condamnation exclusivement ou essentiellement sur le silence du prévenu, ou sur son refus de répondre à des questions ou de déposer. Par contre, ce droit n’interdit pas de prendre en considération le silence du prévenu dans des situations qui appellent assurément une explication de sa part, pour apprécier la force de persuasion des éléments à charge (arrêt de la CourEDH Murray c. Royaume-Uni du 8 février 1996, Recueil CourEDH 1996-I p. 30 § 47 ; confirmé par l’arrêt de la CourEDH Averill c.