On ne saurait suivre la défense lorsqu’elle argue que le prévenu s’est uniquement laissé emporter par l’escalade des disputes entre les parties. Les mobiles du prévenu relèvent au moins autant de la volonté de nuire et fragiliser la partie plaignante, que de celle de montrer qu’il n’acceptait pas de se faire crier dessus ou de défendre ses droits de père (D. 445), lesquels n’étaient objectivement en rien menacés par la partie plaignante. Il lui aurait été facile de s’abstenir de commettre toute infraction, notamment en quittant le domicile commun, l’argument selon lequel la partie plaignante le retenait étant dénué de crédibilité.