Me B.________ a plaidé que, même si les conséquences sont très importantes, la frontière du dol éventuel n’a pas été franchie, car même si la décision prise de dépasser peut paraître aberrante, elle relève d’une fausse appréciation par négligence de la situation et non d’une prise de risque. Pour Me B.________, A.________ pensait qu’il avait le temps, il n’est pas une personne utilisant sa voiture comme une arme. La défense a dès lors plaidé l’application de la disposition sur les lésions corporelles graves par négligence à l’égard de D.________ et de l’art. 90 al. 2 LCR à l’égard des autres usagers de la route.