En effet, le juge doit aussi se baser sur les éléments objectifs du dossier pour forger son intime conviction. Il ne saurait écarter une expertise scientifique sur la seule base des déclarations du prévenu, les jugeant plus crédibles, dès lors qu’il lui serait « honorablement » connu. Sur ce point, le vice constaté serait probablement encore susceptible d’être réparé en appel, étant donné que la Cour est habilitée à réparer les erreurs de la première instance dans l’appréciation des preuves (voir ch. 11.1).