Comme expliqué ci-dessus (ch. 23.3), selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le prononcé d'une mesure suppose nécessairement l'existence d'un risque de récidive et d’un pronostic défavorable (voir les arrêts cités au ch. 24.2), ce qui a également une incidence sur le pronostic dans la procédure de révocation de sursis : le pronostic est mauvais et le risque de récidive élevé en cas de nouvelle phase maniaque du trouble bipolaire du prévenu. Ce n’est ainsi pas la peine prononcée dans la présente procédure qui permet d’améliorer le pronostic légal, mais la mesure ordonnée (et entrée en force).