A noter en outre, qu’en tout état de cause, l’explication du prévenu quant à sa manœuvre de ralentissement, à savoir qu’il pensait que le plaignant avait un problème et avait peut être besoin d’aide, manque de toute crédibilité. En effet, le prévenu lui-même explique, quelques lignes plus haut, avoir remarqué l’énervement du plaignant (D. 54 l. 114), sans doute en raison de son coup de klaxon, selon sa thèse (D. 54 l. 113). Ainsi, cette affirmation est manifestement en contradiction avec l’explication du prévenu selon laquelle il pensait le plaignant en détresse.