Ce faible intervalle de temps est favorable à des déclarations précises et proches des faits. Dans sa deuxième audition auprès du Ministère public des mineurs le 1er juin 2016, M.________ a révélé un élément important s’agissant de la genèse de ses premières déclarations, à savoir qu’elle n’avait pas pu dire toute la vérité concernant le fait qu’A.________ était rentré dans la maison la nuit des faits, en raison de la présence de sa mère à l’audition et du fait qu’elle avait l’interdiction de le faire entrer dans la maison, au même titre que d’autres garçons (D. 1200, lignes 52-54 ; D. 1201, lignes 85-91).