Ainsi, la Cour ne voit pas comment le prévenu pourrait financer le train de vie qu’il décrit , si ce n’est avec l’argent issu du trafic. L’ampleur des activités déployées par le prévenu, qui contrôlait le trafic aussi par téléphone lorsqu’il n’était pas sur place, le rôle qui lui incombait dans l’organisation du trafic, le fait qu’il a effectivement touché de l’argent du trafic en question, ne permettent que de conclure que c’est bien l’appât du gain qui a motivé son comportement et ses actions. 16.3 S’agissant du mode d’exécution, il sied de rappeler que le prévenu n’a pris aucun