Si, lors de l’audience de première instance, il est compréhensible au vu de l’écoulement du temps que le prévenu ne puisse donner plus de détails quant au déroulement de sa journée du 22 mai 2015, une telle amnésie lors de sa première audition ne s’explique pas. Celle-ci a en effet eu lieu un mois et demi après les faits dénoncés (soit très proche des faits) qui se sont eux-mêmes déroulés à la veille d’un week-end prolongé et durant un demi jour de congé pris par l’appelant, ce qui constitue des éléments marquants. Malgré cela, l’appelant n’a pas pu se souvenir du moindre fragment concernant cette journée.