volonté de nuire au prévenu spécifiquement, mais bien un désir de dénoncer un acte qui l’a profondément choqué, au point qu’il a écrit à la police. Une telle interprétation de sa démarche est confirmée par ses déclarations faites en audience, soit qu’il « aurait peut-être dû laisser courir, car il y a eu un grand travail [en ce qui concerne la procédure] qui a été fait » (D. 71). On discerne chez le dénonciateur non un acharnement aveugle à l’égard du prévenu, mais un certain regret quant à l’ampleur des démarches que sa dénonciation a engendrées. L’aveu d’un tel regret plaide en faveur de la véracité de ses propos.