L’appropriation est réalisée par la soustraction, c’est-à-dire par le bris de la possession et par la constitution d’une nouvelle possession. L’auteur enlève à une personne la possession de la chose contre sa volonté et prend ainsi sa place (CORBOZ, Les infractions en droit suisse, vol. I, 2010, no 2 ad art. 139 CP et les références citées). La notion de possession dont on parle ici n’est pas identique à la possession du droit civil, bien que les distinctions soient en réalité difficiles à faire.