Dès lors, l’abus de confiance a été commis entre le 20 juillet 2009 et la fin du mois d’octobre 2009, et non comme mis en accusation jusqu’au 31 juillet 2012. En effet, il n’a jamais été question de reverser les CHF 4'500.00 provenant de la vente « à l’occasion », mais bien au plus tard lorsqu’il a reçu l’argent de l’acheteuse, soit, selon les déclarations du prévenu, un mois environ après le mois d’août 2009 et au plus tard à la fin du mois d’octobre 2009. Tous les éléments objectifs et subjectifs constitutifs de l’infraction étaient remplis dès l’échéance du délai précité.