Lorsqu’il apparaît hautement probable que l’exécution de la peine constituerait une menace pour la vie ou la santé du condamné, le juge doit mettre en balance les intérêts en présence, et tenir compte non seulement des exigences de la médecine, mais encore des circonstances et de la gravité de l’infraction : plus l’infraction est grave, plus la peine doit être lourde et la nécessité de la faire subir est impérieuse, malgré l’atteinte possible à l’intégrité corporelle (DUPUIS/GELLER ET AL., Petit commentaire du code pénal, 2012, no 2 ad art.