Le Tribunal de première instance a considéré que le prévenu avait déjà été condamné à la peine maximale prévue par la loi pour séjour illégal, mais que la détention subie par le prévenu entre le 7 février 2013 et le 3 juillet 2013 avait interrompu le délit continu de séjour illégal, comme le faisait remarquer le Ministère public dans la motivation de son ordonnance du 29 juin 2015. Au vu de cette coupure de presque six mois, le Tribunal de première instance a estimé que le nouveau séjour illégal du prévenu en Suisse qui avait débuté le 4 juillet 2013 était objectivement indépendant du précédent, de sorte que pour la période renvoyée il