Au vu de ses déclarations lors de l’audience des débats du 7 décembre 2015 par-devant la Juge de première instance, il est évident que le prévenu n’a pas l’intention de quitter la Suisse. Il n’a d’ailleurs entrepris aucune démarche en vue d’obtenir des papiers et a même très probablement fourni des renseignements erronés aux autorités qui n’ont dès lors pas pu obtenir les documents de voyage nécessaires à son renvoi en Algérie – pays dont il soutient être originaire. S’agissant de sa situation sociale, le prévenu est un requérant d’asile débouté, soumis au régime de l’aide d’urgence.