Même si la prévenue n’est peut-être pas responsable de l’erreur d’orthographe dans son passeport, il n’en demeure pas moins qu’elle s’est servie de cette erreur en se contentant de ne pas entreprendre de démarches suffisantes pour y remédier dans des délais raisonnables, alors qu’elle avait les moyens et la possibilité de le faire. Il est d’ailleurs rappelé dans ce contexte que la prévenue avait été placée pendant une année en détention (durée maximale autorisée) en vue de son expulsion du territoire Suisse.