Comme l’a constaté à juste titre la première instance, il s’avère dès lors que la prévenue aurait pu obtenir sans aucune difficulté auprès du Service social de la commune de Nidau le montant nécessaire pour procéder à la correction de la faute de frappe dans son passeport camerounais et ainsi disposer d’un document d’identité valable lui permettant de retourner dans son pays d’origine. Le Service social a confirmé qu’il prenait totalement en charge les frais de corrections du passeport de la prévenue, de sorte que si la prévenue avait présenté le document demandé, il n’y a pas de doute qu’elle en aurait obtenu le remboursement rapidement.