Le Parquet général a ajouté que le trouble de la personnalité dyssociale avait été diagnostiqué par deux experts, qu’il n’était à ce jour pas atténué de manière décisive par la détention subie et qu’il n’était pas essentiellement en lien avec la situation de S.________. Le Parquet général a fait valoir que, à l’instar de ce qui vaut en cas de pédophilie, le traitement avait pour but non une guérison du trouble, mais d’en endiguer les effets néfastes. Il a en outre relevé que les exigences à poser à une thérapie en matière de conscience morbide (et de motivation) n’étaient pas très élevées selon la jurisprudence.