Même le permis de séjour délivré en 2012 au prévenu n’a visiblement pas eu une influence positive, puisqu’il a commis de nouvelles infractions en avril et en août 2013, ainsi qu’en avril 2015. Alors que la première procédure devant la Chambre de céans touchait à sa fin, le prévenu s’est rendu coupable de menaces et d’injures le 27 avril 2015. Comme l’a, à juste titre, relevé la première instance, l’incapacité du prévenu à admettre ses fautes et sa volonté systématique de se placer en victime, dans un contexte social difficile, forcent la Cour de céans à retenir un pronostic hautement défavorable.