Ceci laisse planer une large zone d’ombre sur les motivations de D.________ : si d’aventure il avait des doutes que son fournisseur n’était pas le prévenu, il n’aurait pas dû attendre près de deux ans avant de revenir sur sa version des faits. Il a également affirmé ne pas avoir revu le prévenu entre le 4 juin 2010 et le 15 septembre 2011. Par ailleurs, il ressort clairement du dossier pénal que D.________ a eu accès à une planche-photo lors des auditions des 23 juin 2010 et 15 septembre 2011 où il a reconnu formellement le prévenu (D. 256 lignes 43-44 et D. 279 lignes 62-63).