Ce n’est que lors de la confrontation avec le prévenu à son propre procès qu’il a changé sa version des faits, soit 6 mois après la dernière audition. Il y a simplement déclaré que « quelqu’un » lui aurait dit à tort que son fournisseur était le prévenu. Le 19 décembre 2013, il a confirmé cette version (D. 603). Ceci laisse planer une large zone d’ombre sur les motivations de D.________ : si d’aventure il avait des doutes que son fournisseur n’était pas le prévenu, il n’aurait pas dû attendre près de deux ans avant de revenir sur sa version des faits.