Cette argumentation ne saurait naturellement être suivie. Il y a lieu de distinguer le cas où un agent public dûment formé et armé, en pleine possession de ses moyens et de jour, est chargé d’éliminer des pigeons devenus trop nombreux, de celui de deux hommes, fortement alcoolisés, qui tirent de nuit, sans viser particulièrement (« dans le tas »). Ils ne pouvaient raisonnablement exclure par exemple de ne toucher un pigeon qu’à une aile, l’obligeant ensuite à subir une longue agonie au sol.