Il est d’ailleurs étonnant que le prévenu déclare d’abord ne pas savoir qu’il avait été flashé ni où, puis plusieurs mois plus tard parvienne à se souvenir qu’il était suivi par d’autres véhicules au moment de dépasser. Même si ces circonstances devaient être retenues, cela ne suffirait d’aucune manière à disculper le prévenu qui, dès le départ, aurait dû renoncer à dépasser le camion à cet endroit où la visibilité était limitée, où il devait s’attendre à ce que le véhicule dépassé reprendrait un peu de vitesse après le virage, et où aucun échappatoire n’était possible ni sur la gauche ni sur la droite.