Lors de ses premières déclarations à la police le prévenu n’a jamais expliqué qu’il aurait été dans l’incapacité de mettre un terme à sa manœuvre en ralentissant et en se replaçant derrière le camion, par exemple en raison d’un véhicule qui le suivait de près. Il s’est par la suite limité à expliquer que la manœuvre consistant à poursuivre le dépassement lui semblait moins risquée que celle consistant à se ranger derrière le camion « car aucune voiture ne venait en face, alors qu’il y en avait derrière au vu de la vitesse relativement lente à laquelle roulait le camion » (D. 67).