Pour admettre cette circonstance, l’auteur doit commettre l’acte punissable pour se préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement. In casu, c’est le comportement du prévenu consistant à entreprendre une démarche de dépassement risquée sans s’assurer qu’elle pouvait être terminée sans encombre qui a créé un danger. De surcroît, le prévenu disposait vraisemblablement d’une autre solution que de commettre un excès de vitesse aussi important pour mettre fin à cette situation de danger, puisqu’il aurait pu se rabattre.