Le prévenu lui-même a déclaré, lors de son audition par-devant le Tribunal de première instance le 26 octobre 2015, ne pas pouvoir juger de la vitesse du camion, notamment de l’éventualité que celle-ci dépassait la limite autorisée : « Au début du dépassement, c’est sûr que non [c’est sûr qu’il ne roulait pas au-dessus de la limite]. A mi-chemin, vu la vitesse à laquelle je roulais, la différence de vitesse avec le camion a été un moment relativement grande pour pouvoir finir le dépassement. D’estimer à quelle vitesse le camion roulait me paraît difficile.