En effet, au début de la procédure, il s’est moqué des autorités en déclarant qu’il ne se souvenait de plus rien et l’explication de son mandataire à ce sujet (voir D. 1469- 1471) n’est guère convaincante. Par ailleurs, on aurait pu attendre de lui, suite à ce revirement, qu’il collabore d’une autre manière qu’en faisant les déclarations qu’il a faites. Néanmoins, ne faut pas oublier qu’il n’avait pas l’obligation de déposer contre lui-même et que le fait de nier avoir commis une infraction dans les circonstances de l’acte d’accusation ne peut être retenu comme un élément négatif.