De plus, force est de constater que la police ne lui a posé aucune question relative au déroulement de la saisie et ne lui a pas non plus demandé s’il savait qu’il avait, par ce procédé, enfreint ses obligations. Ainsi, dans un tel cas, il sied de relativiser la règle qui veut que les premières déclarations jouissent d’emblée d’une crédibilité plus forte que celles qui leur succèdent. C’est donc seulement lors de sa deuxième audition, lors des débats de première instance en mai 2015, que le prévenu est revenu en détail sur le déroulement de la saisie du 18 août 2006 et le rôle joué dans ce contexte par le préposé à l’office,