Or, il s’est écoulé presque six mois entre le prononcé du jugement, le 8 décembre 2014, et la notification de sa motivation écrite. Si le délai précité reste un délai d’ordre, il n’en reste pas moins qu’il doit en principe être respecté d’autant plus que la procédure concernée avait été émaillée de nombreuses péripéties judiciaires. En l’occurrence, la cause ne présentait pas de difficultés particulières sur le plan juridique, elle ne concernait à la fin qu’un seul prévenu, pour un nombre limité de préventions du même type. Rien n’explique au dossier ni ne justifie donc le temps particulièrement long que l’autorité de première instance a mis pour motiver son jugement.