Il ressort de ce qui précède que l’octroi de l’effet rétroactif à une requête d’assistance judiciaire gratuite en vue d’une procédure de conciliation ne pourrait être admis que de manière exceptionnelle. Il convient en outre de relever que, dans sa requête du 29 septembre 2011, Me X. n’a pas demandé l’assistance judiciaire avec effet rétroactif (conclusion no 1 : « Accorder à la requérante l’assistance judiciaire gratuite totale dans le cadre de la procédure en droit du bail qu’elle intente contre le requis »). Or, pour qu’un effet rétroactif soit octroyé, il faut qu’il soit requis, comme cela ressort implicitement de la formulation de l’art. 119 al. 4 CPC (« accordée »).