La question qui se pose n'est donc pas de savoir s'il était judicieux de placer N. chez ses grands-parents en 2009, mais s'il existe aujourd'hui d'autres mesures concrètes plus « douces » que le retrait de l'autorisation d'accueil. Pour la 2e Chambre civile, l'argumentation des recourants n'est pas dénuée de pertinence. Comme le placement a été effectué et durait depuis près de deux ans au moment de la décision de la Direction, cette dernière aurait en effet dû examiner de manière plus approfondie les alternatives envisageables dans la présente procédure. L'AT X. a relevé que ce n'était en principe pas la mission des professionnels que de devoir suivre de près une famille nourricière.